Médiation culturelle/Ateliers

Activer le monde : performance culinaire au Credac , à l’occasion de la sortie de résidence de Noémie Sauve et Meredith Root-Bernstein.

Ma première expérience plastique et culinaire remonte à l’école maternelle à Hong Kong. Nous façonnions ensemble des boulettes avec de la farine de riz gluant. Ils étaient ensuite cuits dans un bouillon sucré au gingembre par nos maîtresses. Après la sieste venait le moment de la dégustation.

C’était une époque lointaine, où l’école maternelle n’était pas encore envahie par les dispositifs hygiénistes ni par les objectifs de réussite imposés par les jurys des écoles élémentaires prestigieuses.

Il s’agit d’un circuit fermé d’énergie : nous remettons dans notre bouche l’énergie que nous avions dépensée pendant le façonnage. C’est ainsi le point de départ de ce paysage comestible : des formes brutes, sablés ronds ou galettes façonnés à la main, sans passer par les ustensiles, dans une circularité où les ingrédients favorisent la circulation du qi selon la pharmacopée.

Posés sur des feuilles de lotus renversées, ces enveloppes parfumées, en cuisine cantonaise, évoquent la symbolique des volcans dans le travail de Noémie.

L’ensemble est accompagné d’un ragoût cantonnais de poitrine de mouton, mijoté dans une marmite norvégienne. Inspiré d’un principe essentiel de la médecine traditionnelle chinoise, « chaleur contre chaleur », ce geste de convivialité rafraîchira nos corps et activera le monde par la lenteur, le partage et l’attention aux énergies qui nous traversent.

La poitrine de mouton, ainsi que la laine pour la marmite, étaient fournies par l’association Clinamen, qui dynamise les territoires urbains par la promotion des pratiques paysannes, dont deux des cofondatrices sont Noémie Sauve et la bergère urbaine Julie Lou Dubreuilh.

Crédit photo @le_credac


Visite singulière gustative- Les pieds dans les plats au Palais de Tokyo. Avec Marthe Drucbert.

Alors qu’on parle souvent de recette du bonheur au sens figuré, comment pourrait-on réellement lier les pratiques alimentaires et le soin ? Découvrez les expositions Signal et Toucher l’insensé lors d’une visite printanière autour d’une thématique du jardin à l’assiette et explorez le jardinage en tant que pratique thérapeutique et réparatrice. À la suite de cette visite, participez à la dégustation d’un paysage comestible élaboré avec des ingrédients sélectionnés avec soin dans des jardins partagés et du pain hors-norme de l’artiste-boulangère Bulle Meignan


L’atelier « paysage comestibles » dans le cadre du temps fort de @co.pain.es, une initiative militante sur l’accessibilité du bon pain à Rennes.

Déroulé de l’atelier :

Rituel de remerciement gustatif avec des tamarins
Modelage de forme à soi – Houmous pois cassé/lentilles corail
Faire le lien/aller vers les autres à travers des ingrédients portant des empreintes migratoires
Se rassembler et former des cercles pour la dégustation à table.

Crédits photos : Marion Caroff


VISITE SINGULIÈRE GUSTATIVE – CROQUER LE PALAIS au Palais de Tokyo. Avec Benoit Rougelot.


VISITE SINGULIÈRE GUSTATIVE – MANGER LES EXPOS au Palais de Tokyo.


VISITE SINGULIÈRE « RÉTROGAMING-RETOUR VERS LES FUTURS » au Palais de Tokyo. Avec Julien Magnani.


VISITE SINGULIÈRE « OOPS !… I DRANK IT AGAIN » au Palais de Tokyo. Avec Anthony Duchêne.


VISITE SINGULIÈRE « BLOB ME TE(I)NDER » au Palais de Tokyo. Avec Pernelle Gaufillet Ventura.


VISITE SINGULIÈRE « NATURES MORTES COMESTIBLES » au Palais de Tokyo.


VISITE SINGULIÈRE « BARBECUE SOLAIRE » au Palais de Tokyo.


Atelier Paysage végétal gourmande à La Fondation Cartier. Dans le cadre de l’exposition Damien Hirst Cerisiers en fleurs.


Atelier Paysage Onirique à La Fondation Cartier. Dans le cadre de l’exposition Nous les arbres.

Photo: © Simon Lerat